Le projet de loi sur la réforme du code pénal porté par le régime militaire burkinabé aussi sanctionne la promotion et les pratiques homosexuelles.
La peine capitale n’était plus appliquée dans le pays depuis la fin des années 1980.
Le régime militaire du Burkina Faso va rétablir dans son code pénal la peine de mort, qui avait été abolie en 2018.
Les condamnations à mort seront rétablies « pour un certain nombre d’infractions que sont la haute trahison, les actes de terrorisme, les actes d’espionnage, entre autres », a annoncé, jeudi 4 décembre, le service d’information du gouvernement burkinabé.
Selon l’ONG Amnesty International, la dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988. La peine de mort a été abolie sous le régime civil de Roch Marc Christian Kaboré, trente ans plus tard.
Le Burkina est actuellement dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir après un coup d’Etat militaire en septembre 2022. Il mène depuis une politique souverainiste et hostile à l’Occident, dont il critique notamment certaines « valeurs ». Le pays s’est par ailleurs rapproché de nouveaux partenaires comme la Russie et l’Iran.
La Gazette du Continent
