Un incendie de grande ampleur s’est déclaré dans la nuit du jeudi 19 mars 2026 au quartier Nyakaliba, dans la commune de Kadutu, en ville de Bukavu au Sud-Kivu. Le sinistre, survenu aux environs de 2 heures 30 du matin sur l’avenue Kaduru, en face du lycée Wema, a provoqué d’importants dégâts matériels et plongé plusieurs familles dans une situation de détresse.
Selon les autorités locales, au moins 41 maisons ont été entièrement consumées par les flammes. Le bilan fait également état de 105 ménages affectés, dont 64 locataires désormais sans abri. Aucune perte en vie humaine n’a été officiellement confirmée à ce stade.
Le chef de quartier Nyakaliba, Faustin Ntamulume Buroko, indique que les circonstances exactes de l’incendie restent à déterminer. Toutefois, il évoque l’hypothèse d’un acte d’origine criminelle. Selon lui, des individus à la recherche de fer usé, communément appelé « Mabandé », pourraient être à l’origine du sinistre, en raison de l’utilisation présumée de carburant.
Face à l’ampleur des dégâts, le cadre de base a lancé un appel pressant à l’aide et sollicite l’intervention des autorités provinciales et nationales, ainsi que des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté, afin de venir en assistance aux sinistrés qui se retrouvent sans logement, sans nourriture et exposés à des conditions de vie précaires.
Le chef de quartier appelle également la population à renforcer les mesures de prévention contre les incendies. Il recommande notamment de disposer de moyens de première intervention, comme des sacs de sable ou des extincteurs, et insiste sur la nécessité de respecter les servitudes et les règles d’urbanisation afin de limiter la propagation du feu en cas de sinistre.
Ce nouvel incendie s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des feux domestiques dans la ville de Bukavu. Plusieurs quartiers, notamment dans la commune de Kadutu, ont été touchés ces dernières années, entraînant des pertes matérielles importantes et aggravant la vulnérabilité des populations.
Des données compilées par des organisations humanitaires et des médias locaux indiquent que des centaines de maisons ont été détruites entre 2024 et début 2026, laissant des milliers de personnes sans abri. Certains épisodes récents ont également causé des pertes en vies humaines, illustrant la gravité de la situation. Les acteurs locaux plaident pour des mesures renforcées en matière de prévention, de planification urbaine et de réponse aux urgences, afin de réduire les risques et d’améliorer la prise en charge des sinistrés.
Magloire Mutulwa
