Pour des millions d’enfants en Afrique atteints de drépanocytose, l’arrivée du Drepaf, conditionné sur place et vendu moins cher, permet enfin un traitement adapté et accessible.
Largement méconnue en Europe, la drépanocytose est l’une des maladies héréditaires les plus répandues au monde. En 2021, près de 515 000 enfants sont nés avec cette pathologie, dont près de 80 % en Afrique. Faute de diagnostic précoce et de prise en charge adaptée, près de la moitié des enfants africains atteints meurent avant l’âge de dix ans. En tout, sept à dix millions de personnes sont atteintes de la pathologie.
C’est une maladie chronique pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif, mais des médicaments capables d’en atténuer fortement les complications.
Depuis plus de vingt ans, un médicament s’est imposé comme le traitement de base des formes symptomatiques : l’hydroxyurée. Mais au Sénégal, l’accès à ce traitement a longtemps été chaotique.
C’est dans ce contexte qu’est né Drepaf, un médicament à base d’hydroxyurée développé par l’ONG DrepAfrique et conditionné au Sénégal par le laboratoire Teranga Pharma. Autorisé sur le marché sénégalais fin 2025, il marque une petite révolution dans la prise en charge de la maladie. La priorité, c’est l’accès : un médicament disponible en continu, à un prix compatible avec les moyens des familles.
Albert Toussaint
