Pour la stabilité des institutions provinciales, le ministre de l’Intérieur a communiqué aux membres des Bureaux des Assemblées Provinciales, aux Gouverneurs et Vice-Gouverneurs l’orientation données par le Chef de l’Etat sur la nécessité de préserver la stabilité et la cohésion dans nos provinces.
Le Gouvernement ne tolérera plus les dérives et cycles d’ingouvernabilité qui fragilisent l’action publique.
La cohésion nationale est une exigence dans ce contexte de crise sécuritaire que traverse notre pays.
Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a appelé les assemblées provinciales à adopter une résolution suspendant les motions de défiance et pétitions durant la période de guerre, afin de faire face à la série de crises qui secouent les institutions provinciales depuis quelques mois.
Cet appel figure parmi les recommandations issues de la rencontre tenue ce mercredi 3 novembre à Kinshasa, réunissant les gouverneurs, vice-gouverneurs et membres des bureaux des assemblées provinciales des 26 provinces de la RDC.
Le ministre a également exhorté les gouverneurs à adopter une gestion rigoureuse et transparente des ressources, tout en maintenant une concertation permanente avec les bureaux des assemblées provinciales sur les grandes questions d’intérêt public, notamment les programmes, projets et accords à financer par le gouvernement central, les provinces ou les partenaires techniques et financiers.
Jacquemain Shabani a insisté sur la nécessité pour les membres des bureaux des assemblées de conduire leurs institutions à suspendre les pétitions et motions durant cette période exceptionnelle, marquée par la guerre.
Il a par ailleurs averti que le gouvernement central ne saurait laisser les provinces sombrer dans un cycle d’ingouvernabilité :
« Cela étant, je voudrais vous assurer que le gouvernement de la République ne saurait dorénavant laisser les provinces sombrer dans un cycle d’ingouvernabilité sans fin. Pour ce faire, toutes les mesures fortes seront envisagées pour garantir la stabilité des provinces, y compris le recours aux prérogatives extrêmes prévues par la Constitution de la République démocratique du Congo dans ses articles 197, alinéas 7 et 8, et 198, alinéa 10. »
La Gazette du Continent
