Pretoria a confirmé, ce jeudi 26 février 2026, le décès d’au moins deux de ses ressortissants engagés dans les rangs de l’armée russe en Ukraine. Cette annonce intervient alors que le gouvernement sud-africain tente de démanteler des filières de recrutement de plus en plus sophistiquées.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères a apporté des précisions sur ce drame, soulignant que les deux victimes avaient été enrôlées via une filière de recrutement distincte de celle initialement identifiée par les autorités. Jusqu’à présent, Pretoria suivait de près le sort de 17 hommes qui auraient été attirés en Russie sous le faux prétexte d’une formation en sécurité privée, avant d’être envoyés combattre dans le Donbass peu après leur arrivée.
L’annonce de ces décès survient au moment où le pays organise le retour de ses nationaux. Mercredi, onze membres du groupe initial de 17 hommes ont pu regagner l’Afrique du Sud. Ils avaient été précédés, le 18 février dernier, par quatre autres de leurs compatriotes.
À ce jour, deux membres de ce groupe de recrues se trouvent encore en territoire russe. Selon les autorités sud-africaines, l’un d’entre eux est actuellement pris en charge dans un établissement hospitalier.
L’inquiétude grandit à Pretoria face à la multiplication des canaux d’enrôlement. Le fait que les deux victimes identifiées ce jeudi soient issues d’une filière « distincte » de la première montre que les réseaux opérant sur le sol sud-africain se diversifient. Le gouvernement continue de mettre en garde ses citoyens contre ces offres d’emploi à l’étranger qui se transforment en déploiements forcés sur l’un des fronts les plus meurtriers du globe.
Tenplar Ngwadi
