L’ancien ministre de la Culture est visé par une enquête financière, en raison de liens avec Jeffrey Epstein.
En raison de liens avec Jeffrey Epstein, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, désormais visé par une enquête financière, «propose» ce samedi soir sa démission de l’Institut du monde arabe à Jean-Noël Barrot. Ce dernier a «pris acte» de cette offre de démission.
Samedi après-midi, dans un communiqué transmis à l’AFP, il martelait que «les accusations portées à (s)on encontre étaient infondées». «Et je le démontrerai», assurait le président de l’Institut du monde arabe (IMA) et ancien ministre emblématique de François Mitterand.
Le nom de Jack Lang est ressorti 673 fois
La publication fin janvier de millions de nouveaux documents liés à l’homme d’affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein a provoqué une onde de choc pour de nombreuses personnalités, notamment dans le monde de la culture.
Parmi les messages échangés par le financier américain, le nom de Jack Lang est ressorti 673 fois et fait apparaître des intérêts économiques communs. Vendredi, le parquet national financier (PNF) a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour «blanchiment de fraude fiscale aggravé» visant Jack Lang et sa fille Caroline Lang, après des «faits révélés par Mediapart».
Sur la base de ces nouveaux «Epstein files», le média a fait état de liens financiers et d’intérêt économiques communs entre la famille Lang et le financier, condamné en 2008 pour avoir recouru à des services de prostituées mineures et qui était de nouveau inculpé en août 2019 lorsqu’il est décédé en prison.
Albert Toussaint avec AFP
