Le parti politique Bundu Dia Mayala, en collaboration avec les familles des victimes, a procédé à l’inhumation de deux de ses membres tués lors des événements du 4 janvier 2026 sur la place Sainte-Thérèse, dans la commune de Ndjili à Kinshasa.
Ces funérailles interviennent après la condamnation de deux militaires dans ce dossier qui avait suscité une vive polémique.
Des funérailles après plusieurs semaines d’attente
Après un long séjour à la morgue du camp militaire Kokolo, le camarade Bilodi Bena Kongo a été enterré le samedi 7 mars 2026 dans son village natal de Bodila, dans le secteur de Wombo, territoire de Songololo, dans la province du Kongo Central, a annoncé son Interfédéral de Kinshasa, Me Pierrot Bueso Mikalukidi.
De son côté, le corps du camarade Ngimbi Kinkela a été levé le 15 mars 2026 de la morgue de l’hôpital de N’djili à Kinshasa pour être transféré vers la ville de Muanda, également dans le Kongo Central, où il doit être inhumé dans les prochains jours, a indiqué Me Pierrot Bueso Mikalukidi.
Les cérémonies funéraires se sont déroulées en présence des proches, des militants du parti et de plusieurs sympathisants.
Rappel des faits : les violences du 4 janvier à N’djili
Les deux victimes faisaient partie des membres de Bundu Dia Mayala tués le 4 janvier 2026 lors d’incidents survenus sur la place Sainte-Thérèse, dans la commune de Ndjili. Ce jour-là, des tensions avaient éclaté entre certains militants du mouvement et des éléments des forces sécurité.
Les affrontements avaient conduit à la mort de ces deux membres du parti.
L’affaire avait rapidement suscité l’indignation au sein de la formation politique ainsi que dans l’opinion publique, poussant les autorités judiciaires à ouvrir une procédure.
Deux militaires condamnés par la justice
À l’issue du procès, deux militaires ont été reconnus coupables et condamnés par la justice militaire pour leur implication dans ces violences. Cette décision judiciaire avait été présentée par les autorités comme une étape importante pour établir les responsabilités dans ce dossier.
Malgré cette condamnation, les responsables du parti estiment que toute la lumière n’a pas encore été faite sur les circonstances exactes des faits.
Appel à l’implication du chef de l’État
Tout en réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la nation, la plateforme politique soutenant le pouvoir, Bundu Dia Mayala exhorte le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à s’impliquer personnellement afin que les engagements pris par l’État congolais dans ce dossier soient respectés.
Le parti réclame également l’ouverture d’enquêtes et des poursuites judiciaires contre une journaliste accusée d’avoir diffusé, sur les réseaux sociaux, des allégations jugées mensongères mettant en cause la veuve de Ne Muanda Nsemi et Olive Lembe Kabila dans une supposée infiltration du mouvement rebelle AFC/M23 dans la province du Kongo Central.
Selon le parti, ces accusations sont « diffamatoires » et doivent faire l’objet de sanctions judiciaires.
Zacharie Mikunga
