La Tanzanie continue de sombrer dans le chaos et l’incertitude ,alors alors que des scènes de victoires des manifestants circulent sur les réseaux sociaux.
Les émeutiers semblent avoir pris contrôle de l’aéroport de Dar es-Salaam, et font reculer l’armée malgré les tirs à balles réelles. La foule, qui apparaît tantôt en liesse, tantôt au combat face aux forces de l’ordre, parait grossir heure après heure.
Au lendemain d’élections, présidentielle et législatives, marquées par d’importants troubles, l’accès à Internet a été coupé sur le territoire, qui s’enfonce dans la violence.
La dirigeante du pays, Samia Suluhu Hassan, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 2021, cherche à se faire réélire lors d’un scrutin dont elle a exclu les principaux partis d’opposition. Après des mois de terreur préélectorale durant lesquels le pouvoir a multiplié arrestations, tortures, disparitions forcées et exécutions sommaires d’opposants, la colère a éclaté mercredi 29 octobre, jour du scrutin.
Amnesty International évoque 100 morts, l’opposition quant à elle parle de 700.
La Gazette du Continent
